kanoe
Mumbai 4/beaucoup
Le 24/02/2012
| Le port |
Et pour finir...
Les trains sont compartimentés hommes/femmes, et il y a un garde dans chaque wagon femmes à partir de 22h...
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Un touriste sera toujours un touriste
Le 24/02/2012
| Le quartier de 'Villa Parle' où on fait du shopping |
J’ai cru pouvoir me vanter jusqu’au bout de mon vaillant système immunitaire, mais l’humilité m’a rattrapée et ledit système a rendu les armes. Me voilà donc obligée de rester à l’hôtel au lieu d’aller visiter Elephanta Island – où, parait-il, se trouvent de très belles grottes sculptées.
J’ai bien tenté un stratagème de la dernière chance ce matin en prenant du chocolat noir riche en cacao, connu pour ses vertus « apaisantes », mais, ironie du sort, l’innocent petit carré de chocolat a relancé un processus démoniaque. Donc isolation et repos.
Quelque part tant mieux, j’avais envie de dormir plus…
Hier on est allées dîner au Taj Mahal Palace, au sud de la ville, juste à côté de la "Gateway of India" (une sorte d'arc de triomphe colonial sur le port)
Et demain on envisage une visite des studios de tournage bollywoodiens, ou un ciné...
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Mumbai 1/beaucoup
Le 21/02/2012
Je n’ai pas les mots pour décrire Bombay, je ne peux qu'en donner quelques idées. Il y a trop de choses, de détails, d’activité. Ici ça ne fuse pas comme à Moscou, ça grouille et ça vrille de partout.
Pour traverser un carrefour ou un perif' par exemple, on avance témérairement et on se faufile à toute vitesse à travers une douche de klaxons. Ce qui m’amène à mon premier angle d’observation : le code de la route à Mumbai.
Feu vert
Alors lui, il est super bien assimilé. Il est même courant de l’anticiper un peu si on ne veut pas se prendre toute la rue sur le dos…
Feu rouge
Vachement moins bien intégré ; c’est plus comme une sorte de suggestion de ralentissement…(qu'on prend en compte quand on n'a vraiment que ça à foutre)
Distances de sécurité
1 ligne = danger
2 lignes = mauviette
(Je ne l’ai pas inventé, il y a un panneau)
Hébergement
Notre premier hôtel était une horrible baraque pourrie hantée par un personnel patibulaire et odieux, il n’y avait ni draps ni savon, la peinture tombait des murs, les robinets tournaient à sec, les fenêtres n’ouvraient pas mais permettaient aux enfants de l’école d’à côté de nous réveiller le matin, bref on n’aimait pas trop.
Notre nouvel hôtel est une merveille de beauté et de confort – à une rue de là mais moins cher que l’autre – qui entoure un magnifique temple hindou où ont lieu des cérémonies tous les jours, où des gens de tout Mumbai viennent prier, discutent dans le patio intérieur arboré (surplombé pas les galeries à arcades de l’hôtel), manger aux petits stands dans l’allée derrière et au buffet « illimité », où tout est en marbre jusque dans les chambres et le service délicat et efficace ; mais où malgré tout il n’y a pas de papier toilette. Il faut le savoir, apparemment c’est normal dans le coin.
Danse
Le stage se déroule sans encombre majeur, dans 3 studios différents dispersés aux trois coins de la ville (pas de blague vaseuse, non la ville n’est pas triangulaire, c’est une expression). La choré(graphie) est très belle, et les plafonds couverts de ventilateurs.
Santé
Il faut bien l’admettre, j’étais partie pour un séjour à thème « médicaments et survie ». En fait de maladie, le seul désagrément que j’ai rencontré découlait plus de l’abus de protection que l’inverse. RAS donc.
PLU (Plan Local d’Urbanisme)
Alors là je ne sais pas quoi dire, sinon que tout est possible. Notre rue est probablement pavée, sans garantie, et n’a dans l’ensemble pas de trottoirs. Y cohabitent donc passants, animaux divers, rickshaws et autre véhicules, et déchets en tous genres. Le moindre espace entre deux voitures ‘garées’ est occupé par un marchand qui étale ses produits au sol, ou par un enfant entouré de bassines en train de s’atteler à une quelconque tâche ménagère. Les maisons, tout comme les gratte-ciels dans d’autres quartiers, sont étayées tout du long de constructions type bidonvilles dans lesquelles on trouve une grande quantité de commerces, dont beaucoup de tailleurs, des garages, et du « dry cleaning » !?! (certainement très sec, effectivement) etc.
Sécurité
C’est plutôt à la cool. Il n’y a généralement pas de portes (bus, trains), voire de parois sur les côtés (rickshaws), et les bus ont l’amabilité de ralentir, voire de s’arrêter pour faciliter la descente des passagers, mais quand même pas d’attendre que tout le monde soit monté pour redémarrer. En fait on peut mieux décrire l’attitude générale par « cool-speedée ». Mais tout se passe bien, les gens sont super sympas, ils nous aident à nous agripper aux barres pour monter à bord et à bastonner les flancs du bus pour le faire ralentir le temps d’être toutes accrochées, et il arrive souvent que tout le wagon se concerte pour nous indiquer la meilleure station ou la direction à prendre.
Les rickshaws
J’ai déjà abordé le sujet, mais ils méritent bien un paragraphe à eux tout seuls.
Un rickshaw, c’est comme un scooter en boîte, ou comme un taxi à trois roues, ou comme un sulki motorisé. Ça se conduit apparemment mieux pieds nus, ça a un guidon comme un vélo, comme c’est étroit et ouvert sur les côtés ça permet de faire clignotant avec la main, et ça se trouve partout. Mais vraiment PARTOUT. Comme les pigeons à Paris, un peu.
La plupart refusent de prendre la voie rapide au milieu de la ville, mais certains s’y hasardent quand même, et franchement, respect.
Le mystère de Bombay
J’y viens enfin.
Au vue de tous ces éléments, vous comprendrez pourquoi nous nous posons toutes ici une même question : où sont les voitures cabossées ?
Il y en a des grandes et des petites, des modernes et des classiques, des belles et des moches, des luxueuses et des pourries, mais aucune abîmée. Pas une seule n’affiche les cicatrices d’un accident, à croire qu’ils n’en ont jamais. Et pourtant, clairement, c’est pas faute d’essayer! Y font rien qu’à tout faire pour les éclater!
Mais non…
(Photos à suivre. Peut-être)
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Vive le cyrillique
Le 28/12/2011
Comme je ne comprends rien de ce qui est écrit, je vis dans un monde sans pub, sans slogans, sans titres accrocheurs, sans messages commerciaux; bref je suis hermétique à la pub. Ca libère l'esprit.
Je suis aussi complètement perdue, paradoxalement à un point bien plus vertigineux qu'à d'autres endroits beaucoup plus dépaysants encore, mais qui utilisent un alphabet familier. De l'importance impalpable de l'écriture...
La ville est extradordinaire, monumentale, hétéroclite. Le plus renversant, c'est les échelles : tout paraît colossal, un immeuble prend des mesures de cité, et l'avenue d'à côté se donne des airs de périf parisien, sans feux, intraversable. Et puis passé le coin, on se trouve dans un ravissant petit parc enneigé sorti tout droit d'un roman classique, ou bien dans un décor de science fiction à scénario catastrophe. La ville est posée là, colossale et immuable, et emplie d'une vie qui fuse en flux tendu. Elle est à la fois classique et charmante, écrasante et étourdissante, belle et éblouissante, et moderne et cozy. On n'est pas mal, quoi.
Mais c'est pas en quelques jours que je vais en avoir fait le tour...
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